Ni

Ni a paru le 16 janvier 2020
18 janvier 2020, par Dominique

Avant de croiser les éditions Pontcerq, Brahms avait adressé son tapuscrit à plusieurs autres maisons d’édition. Voici un des retours de courrier qu’il reçut alors.

Léon Constantin Brahms von Meissen auff Wiedersehen a de manière inattendue quoique superbement traduit Élien, l’auteur d’une sorte d’encyclopédie trop anticipée pour être exacte et savante. Il anticipe de même sur l’archive que lui fournit l’implacable flot de ses pensées, de ses rencontres, heurs et malheurs du jour et lectures, ce qu’un auteur moins présomptueux nommerait son Journal. On en voit le défaut, on l’accepte malgré soi qualité. On reste arrêté devant l’enthousiasme possible : Brahms n’aime pas son lecteur et cela est trop sensible.

Madeleine Cémieux-Chaizé, membre du comité de becture de l’Académie Royale de Vierzon.


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