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Préludes - Livre I

Claude Debussy
29 mars 2019, par Francis



Pour l’orchestration de ces Préludes, j’oublie le coté vaporeux et mystérieux qu’on associe trop souvent à la musique de Debussy, mon envie est de faire ressortir toute la verve et l’acidité également présente dans cette musique.
Considérés comme un sommet de la musique impressionniste, les préludes doivent être écoutés comme une invitation à la rêverie.
Mon orchestration a été rendue possible à l’aide des instruments virtuels créés par Spitfire audio.

1. Danseuses de Delphes
Le premier prélude du Livre I, est le plus ancien de tout le recueil. L’œuvre a été créée par le compositeur lors du concert du 25 mai 1910.
Le titre de la pièce est inspiré par les « Danseuses de Delphes », fragment de sculpture du temple d’Apollon de Delphes
Ainsi, après quelques essais infructueux, j’ai imaginé, ici, ces danseuses en créatures de Botero et j’ai donc invité un tuba et une clarinette basse pour arrondir mon orchestre.

« Qui connaîtra le secret de la composition musicale ? contait Debussy à Charles Malherbe. Le bruit de la mer, la courbe d’un horizon, le vent dans les feuilles, le chant d’un oiseau, déposent en nous de multiples impressions. Et, tout à coup, sans que l’on y consente le moins du monde, l’un de ces souvenirs se répand hors de nous et s’exprime en un langage musical. Il porte lui-même son harmonie ».
Claude Debussy

2. Voiles
Voiles a été écrit par Claude Debussy en 1909. Le titre du morceau peut être interprété au masculin comme au féminin. Hormis quelques chromatismes et un court passage pentatonique, le prélude utilise le mode par tons qui donnent au morceau son caractère mystérieux.

3. Le vent dans la plaine
Troisième prélude du Livre I, il a été créé par Debussy le 29 mars 1911.
Ce morceau fait partie des cinq préludes dont le titre est inspiré par la nature. Le contenu musical est un microcosme de l’imaginaire Debussyste, on y retrouve comme toujours une grande liberté de ton et une invention de tous les instants, pas un poncif musical n’y apparait... La brise légère tourbillonne, des rafales plus violentes nous procurent quelques frissons, la pièce se termine comme un rêve qui passe.

« Je voulais à la musique une liberté qu’elle contient peut être plus que n’importe quel art, n’étant pas borné à une reproduction plus ou moins exacte de la nature, mais aux correspondances mystérieuses entre la Nature et l’Imagination. »
Claude Debussy

4. Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir
Inspiré par le poème de Charles Baudelaire, Harmonie du soir.

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

5. Les collines d’Anacapri
Dans ce cinquième prélude, Claude Debussy admirateur des collines d’Anacapri, nous entraîne dans un nouveau paysage sonore. Visiteur régulier de la commune, il glisse dans ce voyage onirique un thème emprunté au folklore local.
Les préludes pour piano inventent une écriture musicale qui met fin à trois siècles d’harmonie fonctionnelle mais Debussy n’abandonne pas pour autant la tonalité, il la redéfinit.

« Il n’y a pas de théorie, le plaisir est la règle. »
Claude Debussy

6. Des pas sur la neige
Écrit pour le piano par Claude Debussy entre la fin 1909 et le début de 1910.
Le motif de trois notes constant tout au long du prélude symbolise peut être les empreintes de pas effectuées dans la neige.
Le morceau ne module pas et semble très statique, décrivant à merveille un paysage froid et désolé. Le point de vue semble toujours different car le prélude en parcourant plusieurs modes, explore les douze sons de la gamme chromatique.

"Le musicien prend soin de n’indiquer les titres de ses Préludes qu’en fin de morceau, entre parenthèses et après points de suspension, de façon à permettre à l’interprète de découvrir ses impressions propres sans être influencé par celles du compositeur."

7. Ce qu’a vu le vent d’ouest
à venir

8. La fille aux cheveux de lin
Ce prélude a été créé par le pianiste Franz Liebich, le 2 juin 1910 au Wigmore Hall de Londres.
C’est un des morceaux les plus enregistrés de Debussy, tant dans sa version originale pour piano que dans divers arrangements comme pour guitare, pour quatuor à cordes, pour orchestre ou encore pour saxophones.
En plus de cette orchestration vous pouvez également découvrir mon
interprétation à la guitare de ce prélude.

Il existe également une chanson de Debussy écrite autour de 1882, qui n’a pas été publiée, mais qui porte le même titre.

9. La sérénade interrompue

10. La cathédrale engloutie
Dès l’introduction, la succession d’accords parallèles mystérieux évoquent le moyen âge et la musique ancienne.
La légende raconte d’ailleurs que les cloches de la cathédrale du village breton d’Ys, englouti par les eaux, sonnent encore.
Lisez ou relisez cette belle histoire bretonne.

L’art est le plus beau des mensonges.
Claude Debussy

11. La danse de Puck
à venir

12. Minstrels
à venir


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