Accueil > Nouvelles > Entraînement

Entraînement

exercices respiratoires par les oneilles
22 mai 2019, par Dominique

L’oreille, chez l’homo sapiens, un panier percé, est un trou. Quoiqu’il soit ouvert en permanence, n’est-il pas possible que de la pulsion tournicote là autour ? L’ouïe en peut être motivée, ce que l’auditeur d’enregistrements machinés remarque. Le promeneur entend le merle aux Grandes Carrières. Son voisin ne l’entend pas. Le regard et l’ouïe du promeneur trouvent le merle et réduisent la portée de la vie machinée. La machine, celle de la petite loupiote rouge, transportée du coin bon au balcon, enregistre sans aucune pulsion qui puisse trier ou réguler l’accès au capteur. Aussi, quand le promeneur écoute la production machinée, le voilà lui-même surpris de la noyade où se perd le chant de l’oiseau. Un « réducteur de bruit » permet de réaliser le tour de passe-passe nécessaire, et le voisin entend l’oiseau distinctement, qui lui échappait sur le balcon. Encore le premier de nos enregistrements a-t-il eu lieu au matin, un peu avant cinq heures. Le second, au coucher du soleil, nous le laisserons intact, de sorte à ce que notre voisin s’interroge : dans ces conditions, quel contact est-il permis, aujourd’hui, entre l’om et l’autre que lui-même, ici, un merle ? Nous ajoutons deux conditions supplémentaires, car nous ne pouvons mieux faire pour l’instant, l’expérience et le désir. Qui n’a pas entendu et pris plaisir au chant d’un merle ne saurait l’entendre dans ce déferlement machiné continuel. Deux extraits de nos enregistrements sont publiés sur archives.org, qui en témoignent :

le merle à cinq heures le 20 mai 2019 aux Grandes Carrières (son voisin de la même espèce est sans doute du côté de l’église et du stade proche)

le même merle seize heures plus tard au même endroit, des martinets plus haut

images D.M.


assezvu © 2018 contact