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Casse

une fois n’est pas coutume
11 septembre 2020, par Dominique

Casse

La mesure doit être prise de la situation, virale. L’opportunité est grande. Après de si nombreuses décennies de règne, le commerce a pris un coup dans la gueule dont il se pourrait qu’il ne revienne pas. Le knock-out ne le menace pas, bien sûr, mais il est groggy. Aussi, d’autres pratiques que les siennes deviennent envisageables. Que l’on se souvienne du combat homérique de Mohamed Ali. Une fois que l’autre eut dépensé beaucoup d’énergie à le cogner, il ne fut plus là où celui-ci aurait aimé le contenir, dans les cordes : il dansait autour du ring. Au moment opportun, toujours dansant, inattendue, frappe forte, exacte. Qu’est-ce donc qu’un matérialisme historique qui toujours gagne ? qu’est-ce donc que cette théologie qui le manœuvre ? La question n’est pas de savoir de laquelle il s’agit, mais de ce qu’est une théologie. La thèse sub specie ironiae : si le matérialisme historique était toujours gagnant, dès lors il serait manœuvré par une théologie, qu’il faudrait masquer. Il l’est, c’est donc qu’une théologie le manœuvre. Qu’est-ce donc que le matérialisme historique ? Ce n’est plus la théorie mais le fait, le retournement d’un discours, soit d’un lien social, qui s’offre en masse : la poésie doit être faite par tous, par exemple, qui pourra de plus et du même coup porté au sujet dans ses cordes, approprier tel ou tel Commandement précédent, anachronique.


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