Accueil > Écrits d’herbe... > Oléron dévie

Oléron dévie

chapitre 5 page 232
6 avril 2016, par Dominique

Ach Mensch ! David, je t’ai dit de regarder où tu mettais les pieds !

Le Brahms risque de tout plaquer là. Silence et discrétion. Ça tourne toujours ? Bien. Faites signe à Bernard d’avancer, on n’a plus de son par ici. Bien.

La trace de pas ne peut rien contre le lisible. La botte ne foule pas l’écrit. Non, David, les traces ne nous intéressent guère. Toi, tu chasses, quoique tu en dises. Je ne chasse pas. Je croise des chevreuils dans la forêt voisine, je ne cherche pas à les croiser. J’emprunte des coulées de sanglier, c’est pour éviter l’homme. Un cent de bécasseaux piétineurs fait une page brouillonne et tachée, elle n’est pas écrite. Viens par là.

Ils ont filé dans les dunes. Brahms parlait de pendules, je crois. De mouvement pendulaire. Je ne sais si je vais pouvoir réaliser mon documentaire. Ces types ne sont pas fiables. Attendez, je crois que j’ai compris. Regardez-là, cette sorte de racine, elle bouge au vent et gratte le sable. Vous voyez le trait ? Bon, prenez toujours. Une minute. On montera. Et pour finir, tiens, ce carré plein pot. On dirait un sceau. Les chinois ont tout un art du sceau, tu savais ça, Bernard ?

Sceau

article précédent : Oléron divague

article suivant : Oléron vidée