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Messe de Sainte Cécile - Kyrie

Charles Gounod - arrangement : Francis Gorgé
24 juin 2013, par Francis

Enregistrement mis à jour le 5 juillet 2016

J’ai réalisé cet arrangement pour guitare et orchestre électroacoustique du premier mouvement de la messe de Sainte Cécile de Gounod car cette pièce au balancement hypnotique et au lyrisme charnel me plaît beaucoup par sa structure harmonique qui enchaine, sur une rythmique immuable, une trame harmonique d’accords parfaits sans cesse renouvelée.

Faisons comme Satie (qui a retenu la leçon offerte par cette musique), et recommandons l’écoute de Gounod.

Voici quelques extraits du livre de Paul Landormy consacré à Gounod :

Cependant, la réputation de Gounod passait par bien des états successifs. Tout d’abord il ne fut pas universellement compris. On le jugea trop savant et sans mélodie. Première appréciation de courte durée. Ce fut ensuite l’engouement. Après quoi vint le dénigrement par les compositeurs de musiques plus complexes ou plus raffinées. Gounod était jugé dès lors trop simple, trop facile, vraiment fade et presque banal. On le méprisait. Enfin, la musique "difficile" eut son temps et l’on en revint, vers 1918, avec les " Six " notamment, au goût d’une certaine simplicité dont on trouvait le modèle idéal chez Gounod.

Qu’est-ce donc qui fait le prestige de ce compositeur incomparable ? Ce n’est pas surtout la grandeur, ce n’est pas la puissance. C’est le charme. Et, plus encore, c’est la simplicité, c’est l’intimité, la familiarité qui ne va pas cependant sans beaucoup d’art, sans un art très relevé et une science parfaite. Il y a dans Gounod des pages, nous le verrons, qui rappellent Mozart, lui aussi intime et familier parfois, mais d’une familiarité si délicate et alliée à une telle perfection.

Et puis Gounod a le don de toucher en nous en même temps des fibres très diverses. Il a une manière très heureuse de mélanger sans cesse le profane et le sacré. ll ne peut parler d’amour sans une certaine gravité, sans un certain détachement des faiblesses de la chair, qui donne à ses effusions les plus tendres un caractère presque religieux. Et d’autre part quand il écrit pour le temple, quand il entre dans le domaine de la musique religieuse, c’est pour nous émouvoir par des phrases qui font allusion à l’amour humain presque autant qu’elles expriment l’amour de Dieu, et qui traduisent l’adoration du Créateur presque dans les mêmes termes que l’adoration des créatures.

Liens :

Le site dédié à Charles Gounod

Un excellent article sur Gounod
à l’occasion de la sortie du livre "Charles Gounod" écrit par Gérard Condé.

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